Reine des bals folks : la mazurka gasconne

Danse la mazurka gasconne
31
Mar

Lorsqu’il est question de danse folklorique, chaque région française aime à rappeler les qualités de ses chorégraphies, la beauté de ses pas, l’élégance et les sens de ses aléas synchronisés. Et le Midi-Pyrénées peut se targuer d’avoir inspiré les bals folks avec sa version de la mazurka qui a traversé les époques pour le plaisir des amoureux de la danse de couple. Totem Info vous conte l’histoire de la mazurka !

Les origines d’une danse à succès

Pratiquée depuis le XVIe siècle dans la province de Mazovie, en Pologne, qui lui a donné son nom, la mazurka a gagné le reste de l’Europe à partir de 1830, lorsque les populations émigrent pour quitter le pays en guerre. Gagnant rapidement le cœur des Français, c’est un certain Frédéric Chopin qui fait découvrir cette danse dans les salons parisiens à travers de nombreuses compositions qui en feront la renommée dans les salons les plus prisés du Vieux Continent.

La danse polonaise gagne vite les campagnes de l’Hexagone qui se l’approprieront, en prenant soin de respecter les bases de la chorégraphie mais en apportant des modifications significatives en fonction des régions. C’est la version gasconne, la mazurka de Samatan, dans le Gers, qui aura le plus de succès auprès des danseurs, si bien qu’elle deviendra un indispensable des bals folks, garantissant ainsi sa pérennité.

Une version coulée et glissée : la mazurka gasconne

Pratiquée dans toutes ses versions en couple, la mazurka se danse sur 4 mesures de 3 temps chacune. Les danseurs dansent « en miroir »  et suivent le tempo des musiciens. Tous les trois temps, un « saut » vient ponctuer la danse, ce qui la différencie de la valse, plus lente et plus fluide. C’est ce pas sauté qui donne tout son dynamisme à la mazurka gasconne.

Danse de salon rythmée et joyeuse, la mazurka a d’abord été « normée » avant de tendre vers plusieurs variations au fil du temps, jusqu’à inclure une part d’improvisation avec notamment le bercement, la suspension ou encore le tourné.